Éveiller les enfants à la nature ? Je veux bien, mais je n’y connais rien !

Tout le monde n’a pas grandi près d’une forêt ou d’une rivière ; tout le monde n’aime pas patouiller les deux mains dans la terre. Résultat ? Nous sommes un bon nombre à ne pas savoir distinguer une feuille de châtaignier d’une feuille de chêne, ou à sécher quand un enfant demande pourquoi l’ortie pique ou pourquoi l’escargot bave. Comment oser se lancer quand on est grand débutant en nature ? Comment accompagner les élèves alors qu’on maîtrise mal le sujet ? Et quels pièges éviter ?

17 min de lecture

Un jour, le « déclic du dehors »

La crise sanitaire a donné à beaucoup d’enseignants l’envie de sortir. Pas par esprit de contradiction, mais parce qu’on déprime à rester entre quatre murs ! Aline Dechereux, enseignante dans les Deux-Sèvres en petite et moyenne section, témoigne : « J’ai 10 ans de métier ; cela faisait un moment que je songeais à faire l’école dehors. La crise sanitaire a précipité les choses : jusque-là, tous les projets menés nous servaient de bouffées d’air. L’an dernier, n’ayant droit à aucune sortie, nous étouffions en classe ! Alors, on a dû trouver autre chose… Nous sentions bien que les enfants, même s’ils vont peu dehors, adorent jouer avec des bouts de bois, grattouiller la terre ! Et ils ont besoin qu’on leur laisse de la liberté de mouvement, plutôt que de leur demander sans cesse d’écouter la maîtresse, de rester assis et de parler à voix basse… » Alors, un jour, avec ses collègues, elles ont lancé ce projet de faire école dehors (démarré au printemps 2021) : « En maternelle, nous avons plus de liberté pédagogique, alors profitons-en ! »

Pour Anne-Christine Koller, enseignante en grande section dans une école REP+ à Laval, le déclic s’est fait grâce à la géographie des lieux : « Nous disposons, derrière l’école, d’un espace vert. Il y a un petit bois, un ruisseau, un étang, une grande prairie. Un jour, on s’est dit que c’était trop bête de ne pas investir ce lieu. Ma collègue de petite section a commencé ; si bien que les élèves que j’ai cette année ont déjà trois ans de pratique. »

Nous disposons, derrière l’école, d’un espace vert. Il y a un petit bois, un ruisseau, un étang, une grande prairie. Un jour, on s’est dit que c’était trop bête de ne pas investir ce lieu.

C’est grave, d’être nul(le) en nature ?

Pour enseigner dehors, il faut souvent lutter contre sa peur de mal faire. Marie Costille, professeure des écoles des 3-5 ans à Appenans (Doubs), a poursuivi le projet de l’enseignante qu’elle remplace : « Mes premiers temps d’école dehors, j’avais beaucoup de craintes ! Je n’avais pas confiance en moi. J’ai beau avoir grandi à la campagne, entourée de poules et de moutons, je ne suis pas à l’aise pour différencier deux types de fleurs. Heureusement, j’avais une intervenante nature à mes côtés. Quand les enfants posaient des questions, je disais : ‘’Je ne sais pas, on va demander à Marianne… » Son cas n’est pas une exception.

Contrairement aux premiers pratiquants de l’école du dehors (naturalistes chevronnés), bien des enseignants qui se lancent aujourd’hui ne sont spécialistes ni de faune ni de flore. Mais peu importe, car l’essentiel n’est pas là. Marie Costille poursuit : « On va montrer aux enfants qu’on peut apprendre autrement qu’en classe : on va apprendre les saisons en observant la nature, en touchant la mare de boue, l’eau, les feuilles... Et ce nouvel espace va donner du sens aux apprentissages, rendre créatif, coopératif. »

On n’a pas non plus besoin d’être un expert en nature pour transmettre le plus précieux ingrédient : le plaisir d’être dehors. Anne-Christine Koller : « Je me souviens d’une sortie sous la pluie ; à la fin, on s’est tous retrouvés à se réchauffer autour des radiateurs, en classe. Une telle sortie, c’est de la joie à tous les moments : avant, pendant, et après ! Cela m’a rappelée les balades que je faisais, petite, avec ma mère en Bretagne. Nous rentrions trempées comme des soupes et buvions un bon chocolat chaud ensuite… Comme j’ai du plaisir à être dehors, les enfants en éprouvent aussi. Et même si je n’ai rien préparé pour tel ou tel moment, je compte sur la nature ! »

© Océane Meklemberg

Abandonner sa posture de sachant

Qu’il est inconfortable pour un enseignant (souvent un ex bon élève) de se retrouver dans une situation où il ne sait pas tout sur un sujet avant de se lancer… Eh oui, l’école du dehors apprend – oblige, plutôt ! - à lâcher prise. De « sachant », expert en matières académiques, l’enseignant devient un apprenti nature, qui tâtonne et accompagne ses élèves dans leurs découvertes au lieu de diriger les activités.

Marie Costille le reconnaît : « Se lancer sans tout savoir bouscule notre posture de sachant ! Et les enfants ont tellement d’idées qu’ils chamboulent le programme. On a beau avoir apporté crayons, ciseaux et ficelles, on finit par faire du modelage car deux fillettes ont commencé à patouiller la terre, et finalement, beaucoup les imitent et font des bonshommes ! »

Alexandre Ribeaud, qui a démaré l’école dehors en 2019 avec ses petits et moyens d’une école très populaire du 19 earrondissement de Paris, se souvient : « À Paris, les enfants ont besoin de nature ; cela m’a semblé essentiel de le proposer à mes élèves. Alors, je me suis lancé, sans trop savoir comment ça allait se passer. Nous sommes allés à l’aire de pique-nique du parc de la Villette. Je ne suis pas expert en nature mais je me suis dit :’’On verra bien ; si on se questionne, on cherchera ensemble, avec les enfants’’. Et j’avais en tête la notion de jeu libre, qui est rentré dans les programmes en 2015 : l’enseignant doit avoir des temps d’observation des enfants en jeu libre ». Qui dit « libre », implique donc que l’enseignant accepte de « perdre la main », de suivre le mouvement initié par les enfants plutôt que de diriger les activités. Tant pis si la matinée ne se déroule pas comme prévu. Ou tant mieux, plutôt !

Le maître mot, c’est donc l’adaptation. Anne-Christine Koller : « Il pleut ? Hop, on sort le papier kraft, les pinceaux, et on va peindre dans la boue. Le vent se lève ? On découpe des bandes de papier pour voir dans quel sens souffle le vent. Pour suivre les quatre saisons, que les enfants ont du mal à identifier, on choisit des arbres sur lesquels on accroche du raphia. Puis on va suivre leur évolution au fil des mois. » Peu à peu, en s’adaptant à ce que la nature propose et à ce qui passionne les enfants, l’enseignante mesure à quel point leurs connaissances s’additionnent : « Ils sont devenus pointus dans leurs savoirs : ils distinguent une écorce de chêne d’une autre de bouleau ! »

Ce lâcher prise dans la nature déteint forcément sur la « classe du dedans ». Marie Costille confirme : « L’école dehors m’a aidée à changer de posture en classe. Par exemple, j’ai prévu un atelier sur les lettres. Mais une élève m’apporte une pomme de pin, et me dit que bouger les écailles produit de la musique… Il faut se saisir de ce que les enfants apportent, alors tant pis pour mon atelier, je le ferai plus tard. Car au fond, qu’est-ce qui est importe : que je fasse l’activité prévue ? Ou que les enfants gardent un souvenir de ce moment suspendu où l’un d’eux a fait de la musique avec une pomme de pin ? » C’est en saisissant tout ce qui passionne les enfants et titille leur curiosité que les enseignants vont nourrir leur plaisir d’apprendre.

C’est en saisissant tout ce qui passionne les enfants et titille leur curiosité que les enseignants vont nourrir leur plaisir d’apprendre.

Accepter l’imprévu

Certains enseignants se demandent : « D’accord, mais par quoi débuter la sortie ? » Par une activité simple, comme un herbier, dit Alexandre Ribeaud : « Il suffit d’avoir une feuille en carton et du scotch double face ; les enfants ramassent des feuilles et les collent de la plus petite à la plus grande ; ou par couleurs, les jaunes, les rouges, etc. J’apporte aussi de quoi faire ‘’la cuisine’’ : bols, cuillères, fourchettes, etc. Mais, très vite, les enfants s’occupent par eux-mêmes ».

Ce qui frappe ? Après l’excitation des premières minutes, ce temps (assez court) pendant lequel les enfants se défoulent, jouent au loup ou crient, ils se mettent vite en activité. Bientôt, tous sont occupés ; l’un grimpe sur un tronc ; l’autre s’entraîne à sauter. Une troisième gratte la terre. Là, un garçon lance des bâtons dans un fouillis de ronces, imaginant que c’est un monstre mangeur de bouts de bois. Et l’enseignant, qui redoutait que les enfants tournent en rond, se retrouve émerveillé de les voir si curieux et si concentrés !

Car la nature offre une palette de surprises avec lesquelles aucun(e) maître(sse), si doué(e) soit-il/elle ne peut rivaliser ! Marion Courtiol, qui enseigne aux élèves de CP au CM2 sur le Causse Méjean (Lozère) signale : « À chaque sortie, je prévois des activités, mais il se passe toujours quelque chose d’imprévu, d’étonnant, qui invite au partage, au questionnement. Cela peut être l’agriculteur d’à côté qui plante une haie, des vautours qui passent, une randonnée sur les traces d’un lièvre… qui se transforme en randonnée dans la neige ! En ville aussi, l’imprévu est là : un jour, les jardiniers de la commune retournent un lopin de terre ; un autre, la pluie s’abat sur le parc, décuplant les odeurs de la nature et multipliant les flaques et les coins de gadoue. » Enfin, il y a des moments magiques, comme lorsque la collègue d’Anne-Christine Koller lit Le Petit Poucet : « Raconter cette histoire, alors que les enfants viennent de ramasser des petits cailloux et se trouvent dans un bois, c’est quelque chose… » se souvient-elle.

© Océane Meklemberg

Premiers pas de l’enseignant dehors : sortir par beau temps et parler aux parents

Le jour J, ça se prépare ; pour le réussir, l’enseignant novice peut trouver divers appuis. D’abord, un collègue plus expert ou un éducateur nature. Aguerris à ce qui marche auprès d’un enfant peu à l’aise dans la nature, ils sauront proposer des activités, accompagner les enfants qui tournent en rond et répondre aux questions pointues ou farfelues.

Ensuite, pour prendre ses marques en douceur, l’enseignant peut commencer les sorties par beau temps. C’est pour cela qu’Aline Dechereux et ses collègues ont débuté l’école dehors au retour des vacances de Pâques dernières : « On se ‘’rode’’ en démarrant quand il fait beau. Comme ça, les familles sont rassurées et nous serons tous entraînés pour la rentrée prochaine, quand arrivera l’hiver ! »

Enfin, l’enseignant doit soigner la réunion de présentation de l’école dehors ! Certains parents – surtout s’ils vont peu dehors – perçoivent cet environnement comme menaçant. Leurs questions fusent : et s’il pleut ? s’il fait froid ? et si mon fils est enrhumé, peut-il rester au chaud ? L’enseignant doit anticiper ces questions : oui, la sortie se fera chaque semaine, qu’il fasse beau ou non. Non, les enfants qui vont dehors par tous les temps ne sont pas plus souvent malades. Ils le sont même moins ! Alexandre Ribeaud a même remarqué qu’après la sortie du matin, les petits ne toussent pas pendant la sieste et dorment mieux ; et l’après-midi est plus apaisé. L’enseignant peut aussi convier à la réunion des parents de l’année d’avant. Ils témoigneront du plaisir qu’ont pris leurs enfants à ces sorties. Car les retours sont très positifs. Marie Costille : « Les parents mesurent les progrès de l’enfant sur son comportement à la maison : par exemple, ce garçon s’est mis à jardiner avec son papa. Ou une mère me dit : ‘‘C’est un enfant de la nature’’, à propos de son fils, qui ne trouve pas sa place en classe… ». Marion Courtiol rajoute : « Certains parents me disaient que la sortie dehors, c’était une journée d’école de perdue, car être dehors, c’était ne rien faire. Aujourd’hui, ils reviennent en disant : ‘‘C’est la journée dont mon enfant me parle’’ ; ils ont compris que la nature, c’est la plus belle fabrique à souvenirs qui soit ! »

Aujourd’hui, les parents ont compris que la nature, c’est la plus belle fabrique à souvenirs qui soit !

Le flow, état de concentration maximal

Un argument capable de convaincre les futurs parents d’élèves du bien-fondé de ces sorties. Y compris par temps gris ou pluvieux… à condition de ne pas mégoter sur l’équipement de l’enfant. Pour cela, les parents peuvent organiser une bourse aux bottes en plastique et surpantalons type Kway. Ou constituer un stock que l’enseignant conserve. Alors, à l’abri dans ses vêtements, l’enfant pourra se concentrer sur ses explorations et rester indifférent à la pluie ou au froid… comme le montre cette séquence filmée par Pierre-Yves Le Du. Le documentariste a accompagné les enfants de maternelle de la classe de Crystèle Ferjou, une des pionnières de l’école dehors (1). Ce jour-là, il pleut à grosses gouttes. Il filme une fillette (trempée, capuche sur la tête) qui tient à deux mains une récolte de petites fleurs qu’elle va offrir à ses copains. Pierre-Yves Le Du lui demande : « Ça ne t’a pas gênée, qu’il pleuve ce matin ? » ; la fillette, contemplant les fleurs récoltées, répond non, l’air absorbé. Puis il demande : « Pourtant, tu es mouillée », elle baisse la tête vers le bas de son anorak, comme si elle découvrait qu’elle l’était, et répond « Un peu », l’air toujours absorbé, puis elle repart, d’un pas très affairé !

Une séquence délicieuse, exemple parfait de ce que le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi appelle le « flow », cet état de concentration optimal que l’on éprouve lorsqu’on est immergé dans une activité, et qui procure un bonheur intense. En somme, le plus beau cadeau qu’un enseignant du dehors puisse offrir à ses élèves…

© Océane Meklemberg

L’école dehors, c’est au programme, vraiment ?

Le programme de l’école maternelle, mais aussi primaire, organise les enseignements en cinq grands apprentissages, que l’école dehors permet, ô combien, de découvrir. La preuve…

  • Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions : La nature offre maints sujets de discussion aux enfants ! Et même les petits parleurs en classe peuvent se montrer bavards dehors, pour montrer cette petite bête, ou inventer une histoire autour de ce bâton qui a une drôle de forme. Quant au langage écrit, c’est trop chouette d’écrire avec un bâton dans la terre… Même pour ceux qui n’aiment pas écrire en classe.
  • Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique : L’enfant grimpe, développe sa motricité fine, son équilibre, expérimente sa force (ou son besoin de coopérer pour soulever quelque chose de lourd), aiguise sa conscience de soi.
  • Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques : Il y a le land art, bien sûr, mais il y a surtout tout ce que l’enfant s’invente dans la nature, seul et avec les autres, dans les temps de jeu libre. Sa créativité est constamment activée, dehors.
  • Construire les premiers outils pour structurer sa pensée : Il apprend à compter (des glandes, des bâtons), à comparer (les feuilles de différents arbres), à expérimenter ; il se trompe puis recommence, il trouve des stratégies pour atteindre le but qu’il s’est fixé et peut expliquer ce qu’il fait.
  • Explorer le monde : Apprendre le temps qui passe, les saisons, c’est plus facile à faire dehors qu’entre quatre murs. Peu à peu, l’enfant découvre aussi divers éléments du vivant, des animaux, leur mode de vie, etc.

Les réponses aux angoisses de l’enseignant débutant en nature

Voici la liste (non exhaustive) des questions qui le taraudent…

1- « C’est trop compliqué à organiser ! »

Mon directeur/mon inspecteur doit-il me donner l’autorisation de sortir ? Où ai-je le droit d’aller ? L’Everest administratif qu’il pense devoir affronter décourage souvent l’enseignant… Aline Dechereux (rassurée par Crystèle Ferjou !) a relevé le défi : « Si on choisit un terrain privé – comme c’est le cas pour notre projet – on doit signer une convention avec le particulier qui nous prête le terrain et le DASEN doit valider ce document. S’il s’agit d’un terrain public, il n’y a pas besoin de convention ; il suffit de se mettre d’accord avec la mairie. » Les choses se compliquent en cas de plan Vigipirate. Et dans les grandes villes, il peut y avoir des sorties autorisées dans certains arrondissements mais pas dans d’autres…

Alexandre Ribeaud : « Le cadre juridique n’est pas simple, et les informations (comme la levée du plan Vigipirate) ne circulent pas toujours. Si bien qu’il y a un flou sur ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. On est souvent confronté à un ‘’oui, mais… (qui sera responsable en cas de pépin ?)’’, qui peut tout paralyser. Pour ma part, j’ai l’accord de mon directeur et de l’inspectrice ; il faut travailler en bonne intelligence, en limitant les risques ». Laura Nicolas, ex-enseignante et créatrice du site-ressource Ma petite Forêt (2), a vécu ces affres quand elle s’est lancée : « Je ne savais pas par où commencer en termes logistiques et administratifs : quel diplôme, quelles règlementations, quelles assurances, quelles autorisations. J’étais perdue ! » Finalement, elle a découpé son projet par étapes, identifié les personnes à contacter pour chacune. Un mois plus tard, le projet était bouclé.


2- « Je n’ai ni forêt ni prairie près de l’école ! »

Pas la peine de rêver en regardant des écoles du dehors en Norvège ou en Écosse, où les enfants gambadent en forêt ou sur des collines verdoyantes ! Mieux vaut le savoir : l’endroit idéal n’existe pas… Et c’est plutôt une bonne nouvelle. Car l’endroit idéal, c’est le lieu que l’enseignant trouvera le plus pratique. Et c’est encore plus vrai avec des enfants petits : quand on mesure un petit mètre, n’importe quelle butte devient une colline, n’importe quel bosquet regorge de trésors. Terrain prêté par la mairie, petit coin dans le parc municipal, friche à deux pas de l’école, tous ces lieux ne font pas rêver ? Mais ils recèlent assez de richesses pour occuper une petite troupe toute une année. Il suffit d’avoir de l’herbe, de la terre, des sols irréguliers, des cailloux (voire des rochers), des bouts de bois, quelques arbres. Le reste suivra…

3- « Et si un enfant se fait piquer, goûte une plante toxique ou se perd ? »

Pour baliser une fois pour toutes les risques principaux, l’enseignant peut poser quatre règles fondamentales : on ne sort pas de la zone qu’on a parcourue ensemble (variante : on reste dans le champ de vision d’un des adultes qui accompagnent) ; on ne mange pas ce qu’on ramasse ; on se rassemble au son de la cloche. Et on ne fait mal ni à soi ni aux copains. Quant aux piqûres de bêtes, elles sont possibles. Mais des guêpes, on en croise aussi en récréation…

(1) Il était un jardin, documentaire sur la classe dehors de Crystèle Ferjou, avec la petite section de maternelle de Pompaire, Pierre-Yves Le Du (IFFCAM 2013). https://vimeo.com/69698757
(2) mapetiteforet.fr

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